Bangkok-Phuket: Lire
Home
Up
BKK-Le poids des mots
BKK-Le choc des photos
Bangkok-Phuket: Lire
Bangkok-Phuket: Voir
Phuket-Ko Lanta: Bla Bla
Phuket-Ko Lanta: Clic Clac
BKK-Retrouvailles
BKK-Noël en Images
Le Nord : To Read
Le Nord : To Look

11 / 11 / 2002 - 22 / 11 / 2002

KHAO LAK : un petit coin de paradis (ou Bub’ et les piqûres)

Après une tentative infructueuse de rejoindre les îles du Golfe de Siam (bateaux annulés pour cause de mousson), nous décidons de changer nos plans : direction la cote Ouest et la mer d’Andaman. Le “Lonely” nous conseille un bon point de départ pour les croisières sur les îles Similan, il s’agit de Khao Lak… alors, va pour Khao Lak ! Motos-taxis, mini-bus et bus 3ème classe nous y amènent. Nous arrivons à 19h, il fait nuit noire, difficile de se faire une idée sur l’endroit. Tout ce qu’on sait, c’est qu’il y fait très chaud et qu’il y a des milliers de crapauds ! Finalement nous trouvons un bungalow simple mais correct. Aie, des moustiques écrasés un peu partout sur les murs : mauvais signe ?
Le lit est humide, nos “sacs à viande” en soie nous sont bien utiles et agréables, merci Lo et Lulu ! Le matin, nous découvrons la plage, magnifique, sauvage, bordée par des huttes et des bungalows qui savent se faire discrets. Le soleil cogne, ça fait du bien d’avoir trouvé un endroit comme celui-là. Encore plus beau : il y a de belles vagues, grosses et qui roulent longtemps sur le sable. Comme j’aime ! Quelques brasses… Aie des petites piqûres, sûrement des filaments de méduses. Rien de grave, enfin sauf pour Bub’ qui réagit 24h après, démangeaisons, grappes de boutons. Pas la joie, mais on trouvera une plage plus loin, plus “clean”.
On réserve pour une croisière de 4 jours sur un bateau de 26 m pour des plongées de rêve dans les îles Similan, Parc National à l’ouest de Khao Lak… ça c’est du projet qui booste ! En attendant le départ, on se laisse vivre, la plage, on bronze, on se mouille (vite fait pour Bub’), on mange, on lit, on rêve, on mange, beaucoup… Le soir on va sur le Net, beaucoup d’emails en suspens, on se fait un peu déborder et les connections ne sont pas rapides… On écrit les 1ers textes sur Bangkok, c’était difficile de se lancer, mais on est contents du résultat . On nous prête une moto, bizarre de monter sur un engin qui branle de partout, pneus dégonflés, plein de sable, petite pensée pour la 996…
Chasse aux moustiques : sales bêtes, elles en ont vraiment après Bub’, elle a la peau trop sucrée je crois. Même en essayant d’être plus intelligents qu’eux, ils arrivent à l’avoir. Moi ils me piquent à peine… Bombes, coils, Anti-Brum, habits traités, ventilateur, climatisation, rien n’y fait ! Le soir quand on rentre de la plage, je dois partir en éclaireur avec la clé et la bombe pour ouvrir le chemin parce que ces salops, ils attendent devant la porte, sur les starting-blocks, et ils sont rapides ! Dans la chambre, ils ne font pas long feu, j’en fais mon affaire. Pendant la croisière, il parait qu’il n’y en aura pas. Tant mieux.
Pour finir sur Khao Lak, c’est un adorable petit village, en pleine expansion et qui, nous l’espérons, va garder son type de construction puisque même les hôtels sont mignons, typiques, respectueux de l’environnement. Pour combien de temps encore ? Pas encore connu du Guide du Routard, mais ça ne saurait tarder… Dommage pour nous, il pleut tous les soirs en ce moment, des gros orages, les crapauds adorent ça, les moustiques aussi !
 

SIMILAN : plongées et croisière

Voilà le jour du départ en croisière. Pas fâchés de quitter notre bungalow et son matelas moisi. On monte dans un pick-up avec les autres plongeurs, direction le port. Soulagement, il n’y a pas que des allemands. Ils sont en majorité bien sur, mais il y a aussi 3 anglais, 1 suisse (Neuchâtel), 1 espagnol et 2 hollandais. La langue sur le bateau sera donc l’anglais, ouf !
Embarquement à 19h30, on nous conduit aux cabines, air conditionné, matelas sec, le luxe quoi ! Avant le départ, un instructeur nous fait le “briefing” : la traversée va durer 4 heures. Demain réveil à 7h, première plongée à 8h, seconde à 11h, troisième à 16h, quatrième à 18h30 (de nuit). Autant dire que personne ne s’attarde sur le pont, la journée de demain va être longue !
1ère plongée, effervescence sur le pont, tout le monde s’équipe et… Paf ! Nico (en voulant m’aider) m’enfonce son détendeur dans l’oeil droit. Et oui, après la table en marbre 1 semaine avant le départ, il récidive… J’ai l’oeil tout rouge et douloureux mais je plonge quand même. Tout se passe bien, des coraux superbes, une multitude de (petits) poissons, le pied.
2ème plongée, j’ai l’oeil à moitié fermé et larmoyant mais, stoïque, je continue. A la 3ème, c’est la panique, mon masque se remplit de buée, je procède à l’exercice redouté du “vidage de masque”. Erreur, mon oeil ne supporte pas le contact soudain avec l’eau de mer. Je fais signe à Nico, il faut remonter d’urgence. La plongée de nuit se fera sans moi.
Le lendemain, je vais mieux. Il reste encore 3 jours et 10 plongées, donc tout va bien !
Ambiance très cool sur le bateau, on traîne, on lit, on fait la sieste un peu partout, on discute de voyages, d’ordinateurs de plongée… on mange tout le temps, des tonnes de pastèques, d’ananas et de mangues vertes sont en libre service, alors on en profite ! Notre programme chargé nous permet quand même des escales sur les îles désertes du Parc National Similan. Plages de sable immaculées et forêt tropicale dense, grandiose. On tombe par hasard sur une cabane, ou une poignée de militaires surveillent… des bébés tortues ! On a trouvé le paradis 
Dès le 3ème jour, toutefois, la tension monte perceptiblement sur le bateau… Et oui, malgré des plongées toutes plus belles les unes que les autres, les “gros” se font désirer : on attend les requins, les raies mantas, les barracudas, les tortues, bref, tout ce qui transforme une belle plongée en une plongée inoubliable. Il nous faudra attendre la dernière plongée du dernier jour pour atteindre le nirvana avec 2 raies mantas, envoûtantes, qui vont passer et repasser au-dessus de nous pendant 30 minutes. En remontant, tout a changé, les visages sont décrispés, tout le monde parle en même temps, on s’échange les adresses emails (avant, ça ne nous serait même pas venu à l’idée !). Bref, on sent qu’on a vécu quelque chose de fort ensemble.
 

Les crêpes thaïes (rotii)

Il faut en parler de ces crêpes, car je ne veux pas oublier de mettre du lait condensé avec le sucre… mmhh “aroii”. Les mêmes boui-boui à roulettes que partout, mais ceux-là sont équipés d’un wok, enfin d’une plaque… enfin quelque chose entre les deux. De l’huile, une boule de pâte toute prête qui est étalée, retournée, travaillée devant nos yeux à la manière d’un pizzaïolo des Eaux-Vives. Pliée, elle frit sur la plaque puis, une fois bien dorée, on la sort, du lait condensé (beaucoup), du sucre (beaucoup), découpée en petits carrés, c’est servi ! Un régal pour les connaisseurs que nous sommes. C’est l’original, "made in Thailand". Au début, on pensait à une réminiscence européenne, mais plus on avance, plus on comprend que c’est une spécialité d’ici. Suivant l’endroit, on sent une adaptation aux touristes : des ingrédients qui se multiplient et 3 boulettes de pâte au lieu d’une habituellement. Mais nous, c’est l’”original” qu’on préfère !

Home | Up | BKK-Le poids des mots | BKK-Le choc des photos | Bangkok-Phuket: Lire | Bangkok-Phuket: Voir | Phuket-Ko Lanta: Bla Bla | Phuket-Ko Lanta: Clic Clac | BKK-Retrouvailles | BKK-Noël en Images | Le Nord : To Read | Le Nord : To Look