BKK-Le poids des mots
Home
Up
BKK-Le poids des mots
BKK-Le choc des photos
Bangkok-Phuket: Lire
Bangkok-Phuket: Voir
Phuket-Ko Lanta: Bla Bla
Phuket-Ko Lanta: Clic Clac
BKK-Retrouvailles
BKK-Noël en Images
Le Nord : To Read
Le Nord : To Look

05 / 11 / 2002 - 10 / 11 / 2002

Pollution et propreté

A peine montés dans le bus qui rejoint l’aéroport au centre ville (2h de trajet), un constat s’impose : BKK, avec ses 7 millions d’habitants, est surpeuplée ! Entassements de maisons, de boutiques, de routes, circulation infernale, urbanisation poussée a l’extrême… Une première image nous frappe sur le trajet, celle d’un enfant de 2 ans environ, jouant dans le caniveau près de l’échoppe de sa mère, à proximité immédiate d’une centaine de camions, bus, tuk-tuk, mobylettes, tous plus vieux et plus polluants les uns que les autres. Bienvenue a BKK ! Va-t-on détester ? Y rester 2 jours en apnée et fuir vers le Sud ? Et bien, croyez-le ou pas, nous avons aimé cette ville – pas adoré, juste aimé. Nous avons fait comme tout le monde ici, inhalé des fumées, des gaz, des mélanges sans doutes trafiqués, tout en gardant le sourire ! Et malgré toute cette pollution, rarement une grande ville nous avait paru aussi … Propre ! Maladifs de la propreté, les habitants de BKK nettoient tout, sans arrêt. Un marché s’est tenu le matin ? Plus aucune trace l’après-midi. Pareil pour notre pension “petit budget” : tout le monde à pieds nus, et tout y était impeccable. Même les douches (communes), parfois fréquentées par des allemands a la pilosité exacerbée, étaient toujours nickel, comme lavées entre chaque passage… Une preuve de cette propreté ? En 5 jours passés a déambuler dans les rues de BKK, nous n’avons vu qu’un seul cafard ! Comment clore un chapitre sur la propreté sans parler des WC thaï ? Et oui, sur un site baptisé “turista”, il faut vous attendre à tout… Imaginez une sorte de mini-WC, sur lequel on se positionne accroupi, à mi-chemin entre les “chiottes à la turque” et nos bien-aimés sièges à cuvette. Cela exige souplesse et adresse, mais finalement c’est bien pratique (excepté pour les opérés du genou…) ! Mais mieux encore, nous avons découvert et appris à apprécier le jet d’eau en remplacement du papier hygiénique (NDWM*: Beurk!). Et oui, pas de papier chez les Thaïs, mais un bon jet d’eau puissant ! Avis aux amateurs… (NDWM: Sans moi...)

(*) NDWM : note du webmaster

Ballade à travers Bangkok

Nous traversons le marché devant notre pension pour rejoindre le quai et la Chao Phraya River. Que d’odeurs ! Toutes sortes d’entrailles, de tripes à l’air. Contents et soulagés d’arriver dans le secteur “poissons” ! Mais là, une surprise désagréable nous attend. A côté des poissons séchés, des tortues… plein de tortues de toutes tailles, vivantes, ou plutôt survivant dans des bassines sans eau ou dans des filets. Difficile à supporter… Nous ne comprenons pas, l’espèce est pourtant protégée ici aussi. Nicolas avance une hypothèse : les gens les achèteraient pour les relâcher et faire ainsi une “bonne action”. Il a lu quelque part que les Bouddhistes font ça en Inde, avec des moineaux. A vérifier. Pour le moment, nous choisissons de croire à cette version. Juste après le pont, autre marché, celui des fleurs. Des orchidées par milliers, bichonnées par les marchands. Pas un touriste, pas un acheteur... Mais de quoi ces gens peuvent-ils vivre ? Arrivés sur l’embarcadère du “Chao Phraya River Express”, un spectacle étonnant nous attend : 2 bonzes (moines bouddhistes) sont en train de donner à manger à de gros poissons a moustaches, sans doute des poissons-chats.  Une myriade de poissons, comme jamais, je crois, nous n’en avons vu. Dans cette eau plus que trouble, ils attendent patiemment à côté du ponton, nageant à contre-courant, que les locaux leur donnent à manger. Encore un coup des bouddhistes et de leurs offrandes ! C’est un spectacle irréel, ces énormes bêtes qui se battent et se débattent pour des “frites” de pain que l’on peut acheter sur le quai. Il y a des stands uniquement pour ça, et ça marche ! Pour clore le sujet, on retrouvera plus tard, ces fameux poissons dans les assiettes de ces mêmes locaux... Mais quel goût peuvent-ils bien avoir ? (NDWM: Je veux pas le savoir...) Nous n’avons pas testé !

On prend le bateau donc, une “mouette” thaï, plus grande, plus bruyante, un moteur qui pétarade et qui pue le Diesel.  Ils maîtrisent l’appontage, ces gars là, on en sait quelque chose (NDWM: Oui, je sais, vous connaissez un mec qui s'est pété le poignet en accostant...). Avec le courant, la taille du bateau, pas facile. Ca tape quelques fois, mais les pneus amortissent. Un mousse avec son sifflet émet des sons qui pour nous ne veulent rien dire, mais qui semblent plein de sens pour le conducteur… Les berges sont bordées de temples assez grands, dont un très joli, le Wat Arun, sinon des petites bicoques avec jardinet ou sur pilotis. Pas de pêcheur en tout cas. Nous descendons du bateau, à regret, pour visiter le Grand Palais. Et la, c’est le retour à la réalité, des bus entiers de Japonais roses bonbon (NDWM: Qui? Les bus ou les japonais?) nous ont devancés. Nous écourtons la visite...

Les taxis de Bangkok

Rouge et bleu, jaune et vert, ils ne coûtent presque rien pour se déplacer dans BKK. Climatisés contrairement à leurs petits frères les tuk-tuk, ils permettent de respirer un peu d’air frais dans cette ville étouffante. Les taxi-drivers sont probablement venus de leur campagne pour nourrir leur famille, mais étonnamment, aucun d’eux ne semble intéressé par l’apprentissage d’une langue étrangère. Du coup, c’est à nous de nous essayer dans le maniement de quelques mots en thaï. L’appui de cartes et nos prononciations articulées n’y changent rien, on a décidemment pris une pension trop loin des centres touristiques ! Mieux vaut en rire, d’ailleurs c’est ce qu’ils font les taxis, baragouinant dans leur dialecte incompréhensible et souriant à tout va. L’un d’eux a gentiment voulu nous apprendre à gauche “lo saai”, à droite “lo khwaa”, voyant que notre vocabulaire en était réduit à “trong pai”, tout droit ! Il a même loupé son chemin en nous écoutant répéter. Nous sommes finalement arrivés à bon port après 2 ou 3 demi-tours. “Thi nii”, c’est ici !

Les bouis-bouis

Chose promise, chose due, la nourriture thaïlandaise est à la hauteur de nos attentes, et parfois plus encore. Nous avons vite passé le cap des restaurants pour nous mettre à la mode thaï : manger 4 ou 5 fois par jour des petites portions de riz ou nouilles, accompagnées de sauce ou de bouillon, avec du poulet, du porc ou du boeuf. Les petits vendeurs de rue (des cuisines en Inox sur de grandes roues qui peuvent être tractées ou poussées) s’installent n’importe où, bougent avec la foule et font partie intégrante de la vie thaïlandaise. Plonger sa tête au-dessus de leurs marmites, ou regarder la viande étalée derrière de petites vitres, peut parfois semer le doute, mais une fois franchi ce stade, c’est dans 95% des cas une récompense pour les papilles.

Une des découvertes les plus intéressantes que nous devons à notre ami Seb (frère de notre webmaster et installé en Thaïlande), des boulettes “magiques” formées d’une pâte douce et molle (NDWM: Roulées sous les aisselles?) enrobant un velouté de ce que l’on croit avoir identifié comme un concassé de cacahuètes et de graines de pavot. Une pâte noire qui explose littéralement dans la bouche et qui libère une saveur peu commune, mais délicate. Bien sûr, le tout flottant dans un bouillon fortement relevé au gingembre (NDWM: J'en connais une qui a du passer à la casserole...). J’allais oublier… ce dessert est d’origine chinoise, mais c’était tellement bon ! Autre curiosité, ce sont les stands à insectes. On en a croise un, un soir, mais nous n’avons pas eu le courage d’y goûter… pas encore ? Des vers, des criquets, voilà pour ceux que nous avons reconnus, mais il y en avait bien d’autres. Cela reste une exception, les nombreux autres stands étaient bien plus fréquentables. Vingt a trente Bath (moins de 1 franc suisse), c’est ce que coûte un de ces plats qui vous nourrit pour environ 3 heures, dérisoire ! On oublie très vite nos références européennes, on s’est déjà quelques fois surpris à négocier parce qu’un même plat était vendu 10 ou 20 Bath plus cher… pour le sport ! La nourriture est, pour les Thaïlandais, extrêmement importante, c’est ce que l’on nous a appris, la fraîcheur apparente des aliments est un fait. Même dans les plus petits bouis-bouis, la plus petite cuisine mobile, on nous a promis des mets de première fraîcheur. La préparation se fait devant vous et jusqu’à maintenant nos estomacs ont bien résisté, pas de “turista” en vue…

Premières impressions de deux vagabonds

(Extraits de notre “Journal de bord”)

Bub, à j+2 : “ je me sens bien, en paix. Pas d’inquiétude par rapport au voyage, juste quelques réflexes à abandonner, du genre : chercher mon Natel (portable), culpabiliser après avoir dormi jusqu’à 14h (qu’est-ce que ça peut faire, on a tellement de temps !) Personne ni rien ne me manque pour l’instant et si ça arrive, je sais que Internet est là, disponible, pas cher.”

Nic, à j+4 : “ Genève me semble bien loin, j’y pense très peu. Nous sommes à fond dans le voyage. Pas mal de fatigue encore. On n’a pas trouvé notre rythme, enfin pas de souci, ça viendra. Comme à Marrakech, je me réjouis quand même de débuter sur la route, quitter Bangkok, le gaz d’échappement et le monde.”

Les2, à j+10 : “Sans rentrer dans des détails trop intimes, voici quelques réflexions que nous pouvons partager, quelques réponses aux questions qui nous sont souvent posées :

Q. Est-ce que nous “réalisons” ?

R. Oui, complètement ! Passés les 2 premiers jours où nous étions décalés, comme K.O. et où nous avons beaucoup dormi, nous sommes aujourd’hui conscients d’être bel et bien partis, d’avoir changé de vie – au moins provisoirement.

 

Q. Est-ce que le travail nous manque ?

R. Non, pas du tout ! Franchement, nous pensons nous accommoder assez facilement de cette vie de “touristes longue durée”.

 

Q. Et les marchés financiers ? (si, si on nous a posé la question !...)

R. Non, encore moins ! Bon, on a quand même lu 2 journaux, on a vu que la Fed avait baissé les taux de 50 bp (NDWM: bp = basis point. 1 bp = 1 centième de pourcent) et que le rally d’octobre faisait une “pause”, mais cela ne nous a pas ému outre mesure...

 

Q. Et les amis, la famille ?

R. Un peu tôt encore pour répondre. Seulement 10 jours, des petites vacances ! Mais une chose est sûre, on se réjouit beaucoup d’accueillir ceux qui vont nous rejoindre : Lulu et Lo (notre webmaster) au Laos pour Noël ; Papa et Maman Hiss en Birmanie en février ; et peut-être… Papa et Maman Holliger en Australie à Pâques, ainsi que Véro et Jerôme, au Pérou en septembre...

Home | Up | BKK-Le poids des mots | BKK-Le choc des photos | Bangkok-Phuket: Lire | Bangkok-Phuket: Voir | Phuket-Ko Lanta: Bla Bla | Phuket-Ko Lanta: Clic Clac | BKK-Retrouvailles | BKK-Noël en Images | Le Nord : To Read | Le Nord : To Look